Valentin Yudashkin Fall 2014

L’âme russe de Valentin Yudashkin ressort encore une fois avec cette collection que l’on pourrait interpréter comme une dédicace au signe noir de Tchaïkovski. Du noir donc, mais ne dit-on pas que le noir est la couleur de l’élégance? Il s’avère alors que le créateur a souhaité révolutionner cet a priori en présentant une collection ultra moderne et cosmopolite qui s’offre plus à la demande de ses clientes qu’à une clientèle internationale. Taille basses, silhouettes classiques dynamisées par des reflets électriques, cuir souples et accents métalliques irisés constituent cette collection avec comme fil conducteur des basques. Elles sont partout, ajustées à la taille comme pour le deuxième look, en taille basse sur les jupes (look n°3) ou simplement comme élément stylistique en contraste avec le blanc sur d’autres… Lorsque le choc des deux extrêmes s’opère, on assiste à une redéfinition particulière d’une élégance dépassée, moins dans l’air du temps que dans l’esprit d’un créateur qui n’arrive pas à s’insérer dans une mode bouleversée tous les trois mois. Les robes du soir qui terminent le défilé sont des robes courtes pour le moins travaillées mais auxquelles on a rajouté des traînes de tulle qui apparaissent alors d’un amateurisme surprenant et qui nous laissent sur notre faim. Il ne reste plus qu’à découvrir la prochaine collection qui j’espère sera un renouveau après cet échec.

The Russian soul is still very present in this collection that could be interpreted as a sign of dedication to Tchaikovsky’s black swan. Black then, but don’t we say that black is the color of elegance ? Apparently, Valentin Yudashkin wanted to revolutionize this assumption by presenting an ultra modern and cosmopolitan collection that offers more to the demands of its clients than it does to an international clientele. Low size, classic silhouettes boosted by electric reflexions, soft leather and iridescent metallic accents are the constitutives of this collection with basques as a driver thread. They are everywhere, adjusted to the size as the second look, low waisted on skirts (look #3), or simply as a stylistic element in contrast with the white on other looks… When the clash of two extremes operates, there is a peculiar redefinition of an outdistanced elegance, less in nowadays’s sense of fashion than in the mind of a designer who can not fit in a fashion that changes every three months. The evening dresses which end the show are short embroidered dresses which we added tulle trains which then appear as a surprising amateurism and leave us unsatisfied. It only remains now to discover the next collection which I hope will be a renaissance after this failure.

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