Chanel Paris-Dallas 2014 – Métiers d’Art

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Après Venise, Bombay ou Edimbourg, Chanel présente sa 10eme collection Métiers d’Art à Dallas, lieu phare des relations privilégiées que Mademoiselle a liées avec le pays. Chanel et les États-Unis sont intrinsèquement liés. La Terre Promise est d’ailleurs la seule à avoir crue à son retour en 1954, rassemblée derrière la journaliste au Vogue américain et amie de toujours, Bettina Ballard. Karl Lagerfeld idéalise l’Amérique pour cette collection qui rend hommage aux métiers d’art, artisans et spécialistes de la haute couture. Les mythes fondateurs réapparaissent entre Indiens des Grandes Plaines et cow-boys du Far-West. Ainsi, on porte Stetson et bottes de cuir, franges un peu partout des manches aux pantalons, ponchos en laine rude et aux couleurs éclatantes… Pareille à l’aigle vénéré par les tribus, la femme Chanel nous étonne encore une fois avec des manches en fourrure comme des ailes. L’allure est déterminée, elle maîtrise parfaitement son avenir, rien ne lui résiste. Peut-être que ce sont ces imprimés aux peintures de guerre traditionnelles indiennes qui lui confèrent une telle prestance? Le XIXeme siècle est donc à l’honneur, époque légendaire de la “Ruée vers l’or” et de l’avènement du nouvelle matière: la toile jeans portée originellement par les fermiers. Mademoiselle n’aimait pas le jeans, mais elle ne pourrait résister face à ces robes hyper féminines entre salopette et robe de jour. Karl ose-t-il s’ attaquer à sa mémoire quand il présente la veste Chanel maintenant icône de la maison, revisitée en jean? L’aristocratie est elle aussi représentée à-travers cols en lavallière, chemises d’hommes amples en taffetas et dentelle appliqués… Pour le soir, l’étoile, porte bonheur de Coco depuis son séjour à l’abbaye d’Aubazine en Auvergne, France, devient star, brillant de milles feux en sequins rouge profond ou en paillettes d’argent appliquées sur des robes moulantes en lamé argenté. Les franges sont encore là, plus discrètes et rappellent toujours le thème texan qui règne sur la collection. Ambiance Années Folles pour certains looks avec par exemple cette robe hyper fluide et légère en tulle noire rebrodé d’étoiles argentées comme si la femme devenait une incarnation de la Nuit. D’autres silhouettes terminent la collection, plumes dans les cheveux et femme indienne au visage noirci par un peu de terre, le chef indien clôt le défilé dans toute sa majesté, entouré d’un halo lumineux et sous le flôt des acclamations.
Le film présenté lors de cet événement relate sous la direction de Karl Lagerfeld comment s’ est déroulé “Le Retour” de Coco Chanel sur les premiers rangs de la mode internationale.

After Venice, Bombay or Edinburgh, Chanel presents its 10th Métiers d’Art collection in Dallas, symbolic place of the privileged relationtionships Coco tied with the country. In fact, Chanel and the United States are deeply linked to each other. The Promised Land was indeed the only one to trust in her come back in 1954 behind the american Vogue editor and Chanel’s best friend, Bettina Ballard. Karl Lagerfeld is idealizing America with this collection, through its founding myths like Indians and Cow-Boys. It’s why we wear Stetson, leather boots and that’s why we see Chanel feathers in the hair. Fringes are everywhere and we see some ponchos in a rude wool. The Chanel woman is like the eagle, worshiped by tribes, with fur on her arms like wings. She is determined, self-confident in her future, nothing can resist her. Perhaps because of the prints similar to war paintings? XIXth century is honored because of the “Gold Rush” that gave birth to a new fabric: the jeans mainly wore by farmers at that time. Mademoiselle didn’t like them but she must have bowed in front of this collection where jeans are revisited into feminine dresses. Karl is taking a risk and perhaps offensing Coco from where she is by taking jeans and designing it into the famous Little Chanel Jacket. Aristocracy is also represented through lavallière collars, men’s large shirts with taffetas and lace… For the evening, the star, Coco’s lucky charm, is the icon of the line, shining and glittering strass applied for instance on a silver lamé fabric. Fringes are still present, more discrete and remind us of the texan atmosphere. Roaring Twenties influence for some looks, with silver stars applied on a light black tulle as if the woman wearing the dress was an incarnation of the Night. Other Indian silhouettes end the collection with an Indian Chief closing it under the acclamations. The film presented during the collection showed how did Mademoiselle come back up to the first rows of the international fashion after an absence of 15 years.

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