Focus on: designers – Azzedine Alaïa seen through the exhibition “Alaïa”

Le Palais Galliera ouvre ses portes au public avec l’exposition Alaïa qui est une rétrospective sur 34 ans de carrière du grand créateur.
The parisian Museum of fashion – Palais Galliera is opening its doors with a first exhibition consecrated to the french designer Azzedine Alaïa which consists in a retropective on his 34 years of creation.

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Biography:

Azzedine Alaïa est né à Tunis dans les années 50 (il n’a jamais voulu donner sa date de naissance précise) et sort diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Tunis. Pour financer ses études, il travaille pour une couturière de Tunis, Madame Pineau qui le recommandera vite vers une couturière plus renommée et bien placée, Madame Richard. Il arrive ensuite à Paris avec un stage aux ateliers de la maison Dior. Il travaille près du Parc Monceau pour une clientèle privée qui le recommande chez Guy Laroche où il rencontre l’auteur Louise de Vilmorin, l’amie de toujours. Il présente sa première collection à la presse dans son studio de la Rue de Bellechasse en 1981. Il conquiert ensuite le Nouveau Monde avec son défilé du 8 septembre 1982 pour Bergdorf Goodman à New York. Octobre 1983 et l’heure de vérité sonne pour le créateur qui présente sa première collection officielle toujours dans son studio de la Rue de Bellechasse. En 1985, il remporte deux Fashion Oscars, celui du “Meilleur créateur de l’année” et de la “Meilleure collection de l’année”. Grace Jones apparaît comme ambassadrice de la marque en portant une robe Alaïa. En 1986, il présente la toute jeune Naomi Campbell à la presse. En 1989, c’est l’ultime consécration avec l’Anniversaire du bicentenaire de la Révolution Française. Jean-Paul Goude organise le gigantesque évènement et Jessye Norman porte un robe aux couleurs du drapeau français signée Alaïa. 1996 est l’année du centenaire de Louis Vuitton, Azzedine Alaïa crée une collection d’accessoires dont un sac qui combine fausse  panthère et cuir imprimé du monogramme. En 2000, une rétrospective lui est destinée au Musée Guggenheim de New York. Les robes du créateur sont accompagnées des chefs d’oeuvre de Andy Warhol et de Peter Brandt. En 2007, il collabore avec le groupe Richemont. 2013 Azzedine Alaïa ne s’arrête jamais. Il crée les costumes du Marriage de Figaro  sous la direction de Christopher Alden et du Los Angeles Philamornic.

Azzedine Alaia was born in Tunis in the 50s (he never wanted to give his precise date of birth) and graduated from the Ecole des Beaux- Arts in Tunis. To finance his studies, he worked for a dressmaker, Ms. Pineau who quickly recommend him to a  most renowned  and well placed one, Ms. Richard. He then came to Paris with an internship in the workshops of Dior. He then works near the Parc Monceau for private clients who recommend him at Guy Laroche, where he met the writer Louise de Vilmorin, his friend forever. He presented his first collection to the press in his studio Rue de Bellechasse in 1981. He then conquered the New World with its show of Sept, 8 1982 for Bergdorf Goodman in New York. October 1983 is the moment of truth for the designer who presents his first official collection in his studio still Rue de Bellechasse. In 1985, he won two Fashion Oscars, “Best Designer of the Year ” and ” Best collection of the Year.” Grace Jones appears as his ambassador wearing an Alaïa dress .In 1986 , he presented the young Naomi Campbell to the press. In 1989 , it is the ultimate consecration with the bicentenary anniversary of the French Revolution. Jean- Paul Goude organizes the huge event and Jessye Norman wears a dress in the colors of the French flag signed Alaïa. 1996 is the centenary year of Louis Vuitton, Azzedine Alaïa creates a collection of accessories including a bag that combines faux panther skin and monogrammed leather. In 2000, a retrospective of his work at the Guggenheim Museum in New York is presented. The designer’s dresses are accompanied with masterpieces of Andy Warhol and Peter Brandt. In 2007, he collaborated with the Richemont group. 2013 Azzedine Alaïa never stops. It creates the costumes of Marriage of Figaro directed by Christopher Alden and Los Angeles Philamornic.

Azzedine Alaïa

His Style:

Alaïa ou l’essence même de la femme. Son travail sculptural autour du corps de la femme est d’une excellence et d’une finesse inégalable. Fermetures à éclair longent les lignes fines de la robe. Elle se métamorphose en une enveloppe extérieure de la femme, près du corps, le moulant à la perfection. Alaïa maîtrise toutes les étapes de fabrication de la robe, du patron au drapé. C’est un sculpteur qui façonne un nouveau corps, un prolongement de la femme elle-même en cuir, en jersey stretch ou mousseline. Ses robes sont intemporelles, en-dehors du temps et comme éternelles puisqu’elles subliment la femme. D’ailleurs, il fait exprès de présenter ses collections en dehors du cycle des semaines de la mode. Dépourvu d’ornement, le style Alaïa peut paraître strict et sévère mais cette sobriété est exprès, car il préfère que l’on “remarque la femme et non ses vêtements.” La maille est l’élément phare de son style et outre sa vocation architecturale, le créateur devient un alchimiste, un scinetifiste qui ne cesse de rechercher de nouvelles matières innovatrices. Alaïa peut aussi bien être inspiré par ses proches, entre des personnalités comme Arletty et Louise de Vilmorin. C’est Rue de Bellechasse qu’il découvre de vieille cartes du monde du XXeme siècle. L’Afrique apparaît alors comme pour la collection Printemps-Eté 1990, inspiration discrète et subtile présente dans des détails raffinés. Couleurs ocres, robes tressées et formes totems, toutes les robes de la collection Hiver 1992 sont une aude à la femme africaine et aux mythes traditionnels du continent.

Alaïa or the essence of women. His sculptural work around the body of the woman is an excellent delicacy. Zip closures along the fine lines of the dress. It turns into an outer shell of the woman near the body, fitting perfectly. Alaïa control all the stages of the dress-making, from the drawing to the pattern. He is a sculptor shaping a new body, his dresses like a leather extension of the woman herself, in stretch jersey or chiffon. His dresses are timeless, outside the current time and eternal as they sublimate the woman. Moreover, he purposely present its collections outside the cycle of fashion weeks. With no ornament, Alaïa’s style may seem strict and severe but sobriety is on purpose, because he prefers that one ” remark the woman and not her clothes. ” The knit is the key element of his style and beyond his architectural vocation, the designer becomes an alchemist , a scientist who continues to seek for new and innovative fabrics. Alaïa is also inspired by his relatives, between personalities like Arletty and Louise de Vilmorin. It’s at Rue de Bellechasse that he discovers old world maps of the twentieth century. Africa then appears as for the Spring-Summer 1990 collection, discrete and subtle present in the finest details. Ochres, braided dresses and  totem forms, all the looks of the Winter 1992 collection are an aude to African women and to the  traditional myths of the continent. 

Photo credits: Palais Galliera

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